Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 17:47




LE GEAI DES CHÊNES

Garrulus glandarius

 

 

Pas facile à photographier ce petit timide, il fuit les objectifs.

Pour écouter son chant c'est ICI 

 

DETERMINATION :


Sensiblement de la taille d’une pie bavarde (34 cm).

Le geai des chênes est reconnaissable à son plumage coloré, rayé de noir et blanc sur la tête, dont les plumes peuvent se dresser (huppe érectile). Son bec est prolongé par une bande noire sous l'œil qui donne l'impression qu'il porte des sortes de moustaches noires.

Le plumage des jeunes n'est complet qu'au bout d'une vingtaine de jours, et se révèle plus terne que celui des adultes.

En vol son croupion blanc est très voyant.

En alarme son cri est rauque, pénétrant, « skrrèèik » ou « rréésch » variant selon la cause de l'alerte. De manière générale, il est  très bruyant.

Le geai est la véritable sentinelle de la forêt, alertant tous les animaux d'un danger potentiel en poussant aussi une sorte de miaulement, imitant celui de la buse variable.

C'est un oiseau farouche et difficile à approcher.

 

COMPORTEMENT SOCIAL :


Généralement il est sédentaire et assez solitaire, sauf en période de reproduction, où il vit temporairement en groupe avec ses congénères. On peut le rencontrer, en hiver, en petits groupes fréquentant les mangeoires et réserves de boules de graisse jusqu'aux abords des maisons d'habitation où il se laisse parfois approcher.

 

HABITAT :


On le trouve dans les forêts de feuillus, mixtes et de conifères, ainsi que dans les taillis.

Il se déplace agilement dans les branchages touffus et sautille de branches en branches.

En période de nidification il mène une vie retirée et discrète ; en revanche, en migration d’automne, il se montre à découvert et il est grégaire (espèce vivant en groupe ou en communauté sans nécessairement présenter une organisation sociale).

Il peut aller chercher sa nourriture dans les champs, à l’orée des bois, où il glane les graines disséminées et picore à l’occasion les pommes de terre.

Les geais des chênes fréquentent les montagnes moyennes jusqu'à 1400 m d'altitude.

 

REPRODUCTION :


Au printemps, le mâle lance son chant doux avec un effet ventriloque : c’est un pot-pourri de différents chants d’oiseaux.

C'est en fait un bon imitateur et il a la capacité de reproduire des chants ou des cris d'autres oiseaux et même de mammifères comme le chat ou le cheval.

À la fin de l'hiver et au début du printemps il émet une multitude de sons inspirés de ceux qu'il a entendus dans la forêt ou à sa lisière. Il pousse des gloussements au cours de longues parades collectives qui précèdent la formation des couples.

Il imite parfaitement le bêlement des moutons et des chèvres, de sorte que le berger croit quelquefois qu’une bête s’est égarée.

En captivité, il apprend à siffler des chansonnettes et même à articuler des mots.  

Fin avril ou début mai, les deux partenaires construisent par couples solitaires un nid de brindilles et de petites racines, souvent à portée de main de l’homme (rarement plus de 5m de hauteur). Les deux parents se relaient pour couver.

Incubation en mai : durée 16 à 17 jours par la femelle seule.   

La femelle pond de 3 à 6 œufs de couleur verdâtre très finement tachés de gris olive, d'avril à juin.

Dès que la couvaison commence, le geai des chênes devient pratiquement silencieux, et n'émet plus qu'un léger gazouillement.

Les petits sont nourris avec les aliments prédigérés dans le jabot (diverticule sur l’œsophage des oiseaux. C’est une poche, de taille variable selon les espèces, formée par un renflement qui permet aux aliments d’être stockée avant de pénétrer dans l’estomac) et régurgités.

Les jeunes quittent le nid à une vingtaine de jours.

Quand ils ont pris leur envol, les jeunes piaillent pour indiquer où ils se trouvent.

 

NOURRITURE :


Le geai des chênes est omnivore et son menu varie en fonction de la nourriture disponible.

En été, il se nourri essentiellement d’insectes, mais s’il trouve une couvée d’oiseaux, il ne laisse pas passer l’occasion et aval œufs et petits. 

Il capture des lézards, des grenouilles, des souris et des musaraignes.

A partir de l’automne, les aliments d’origine végétale prennent une part prépondérante dans leur régime alimentaire.  

Il constitue des réserves et des stocks de provisions. En automne, on le voit ainsi transporter des glands et des faines dont il est friand et les enfouir sous la mousse et les feuilles mortes. Mais, bien souvent, il oublie l'endroit de leur cachette ou il est incapable de les retrouver sous la neige. Il contribue ainsi  à la dissémination des chênes car beaucoup de glands ne sont pas mangés et germent.

 

 

 

 


Partager cet article

Repost 0
Published by le petit montagnard - dans FAUNE
commenter cet article

commentaires

Kateline 20/11/2009 12:59


Bonjour, je viens de découvrir votre blog et les premières pages que j'en ai vu sont d'une grande beauté : belle présentation, superbes photos etc... Je reviendrais. Très bon après midi.


M-Claire 15/05/2009 16:25

Bonjour Sonia, quelle suberbe photo du geai,  prise avec précision et clarté, un beau chef d'oeuvre et toujours ces explications si enrichissantes que j' apprécie Merci Sonia et bravo pour tout ce que tu ajoutes sur ton joli blogJ' espère que tu vas bien, pas trop maladePasse un bon week-end, bisous, M-Claire

:0009:...:0022:...:0014:...:0038:...:0091 08/05/2009 09:54

hello belle photo....bravo Sonia..j'espère que tu vas bien...