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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 08:44

Copie de IMGP9512 (Large)

 

 

 

Oeillet des Chartreux

Dianthus carthusianorum

 


L'œillet des chartreux est une plante de la famille des Caryophyllaceae.

C’est une plante herbacée vivace de 20 à 60 cm de hauteur, possédant une tige dressée, raide et quadrangulaire. Les feuilles sont opposées, sessiles, rugueuses sur les bords, étroites.

Cet oeillet porte plusieurs fleurs souvent très parfumées, solitaires ou en grappes le plus souvent dans les tonalités roses, mais on peut aussi trouver des oeillets blancs, serrées à l'extrémité d'une tige glabre. Tige dressée, simple, raide.

Corolle à 5 pétales dentés, le calice brun possède des bractées écailleuses.


Origine du nom :

 

Provient du grec dias: jupiter et anthos: fleur.

Le nom dianthus signifie en grec : « fleur de Zeus ».

Le nom latin carthusianus signifie : « moine chartreux ». Les moines de cet ordre auraient été les premiers à cultiver cet œillet. Et en aurait donc planté en grand nombre dans leur monastère.

Distribution et Habitat :

En France, on le rencontre sur tout dans les Alpes. C’est une espèce largement répandue en Europe.

Il se trouve dans les lieux herbeux secs et rocheux (pelouses sèches) et se développe de 0 à 2400 m d’altitude.

 

Floraison :de juin à septembre.

 

Reproduction :

 

Cette espèce est hermaphrodite (plante présentant les deux sexes dans la même fleur. Les thalles produisent des gamètes des deux sexes).

La pollinisation se fait de manière autogame (autofécondation de la plante) et la dispersion des graines se fait par épizoochorie (mode de dispersion des graines des végétaux se faisant grâce aux animaux), en général effectuée par les papillons.


Utilisation :

Les fleurs contiennent des substances calmantes et décongestionnant.

L'œillet des Chartreux contient de la saponine.

(Hétérosides présents dans divers végétaux (saponaire, quillaya, etc.), solubles dans l'eau, dans laquelle ils forment une écume abondante et persistante).

 

Langage des fleurs :

 

L’œillet exprimera avec timidité votre amour à la personne aimée, aussi, le bouquet doit rester modeste.

 

 Copie de IMGP9514 (Large)

 

 

 

 

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 07:14

IMGP5159 (Large)

 

Le Narcisse des poètes

Narcissus poeticus

 


 

 

·  Habitat : Plante commune des prairies humides de montagne, broussailles, clairs bois.

·  Hauteur de la plante : 30 à 60 cm.

·  Fleur : Généralement isolée, odorante, comportant 6 pétales blancs ainsi qu’une petite couronne centrale jaune frangée de rouge. Le matin, ses pétales sont enroulés vers l’arrière...

La fleur dégage un parfum lancinant qui peut engendrer des maux de tête

·  Floraison : avril à juin.

·  Altitude : 100 à 2300 m.

 

Ce beau narcisse blanc est le cousin de la jonquille.

 

Les parties aériennes contiennent des allergènes qui produisent une dermatite chez les personnes sensibles. L'ingestion des bulbes peut provoquer une intoxication chez les humains et a aussi empoisonné des bovins. Mais les cas d'empoisonnement grave sont rares.

 

Il est connu depuis l’Antiquité  pour un usage médicinal : le bulbe  contient des substances émétiques (c'est-à-dire qu'ils provoquent des vomissements, et, à petites doses, l'expectoration) ; ses fleurs peuvent être utilisées contre la fièvre (surtout contre les fièvres intermittentes), antispasmodiques et anticonvulsives.

L'essence de narcisse a longtemps été utilisée comme tranquillisant.

Il est également très utilisé en parfumerie.

 

Dans la mythologie grecque, Narcisse est le fils du dieu fleuve Céphise et de la nymphe Liriope. Son nom semble lié au grec ancien narkê : sommeil.

 

L'histoire est notamment rapportée dans Les Métamorphoses d'Ovide : à sa naissance, le devin Tirésias, à qui l'on demande si l'enfant atteindrait une longue vieillesse, répond : « Il l'atteindra s'il ne se connaît pas. » Il se révèle être, en grandissant, d'une beauté exceptionnelle mais d'un caractère très fier : il repousse la nymphe Écho ainsi que de nombreuses autres prétendantes et prétendants amoureux de lui.

 

Un jour en s'abreuvant à une source, il voit son reflet dans l'eau et en tombe amoureux. Il y reste alors de longs jours à se contempler et à désespérer de ne jamais pouvoir rattraper sa propre image. Il finit par dépérir puis mourir, et est pleuré par ses sœurs les naïades. À l'endroit où l'on retire son corps, on découvre des fleurs blanches : ce sont les fleurs qui aujourd'hui portent le nom de narcisses.

Si vous souhaitez plus de détails sur cette histoire c’est ICI.


L'histoire de Narcisse est passée dans le langage courant ; en effet, on dit d'une personne qui s'aime à outrance qu'elle est narcissique.

 

Le caractère chinois de narcisse signifie littéralement "eau immortelle". Quand on combine des narcisses, des pierres et des bambous, cela signifie que les immortelles vous souhaitent longue vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 15:21


Nous allons aborder quelques définitions afin d’apprendre à déterminer les différentes espèces de fleurs.

Le but de cet article étant de vous apporter quelques connaissances supplémentaires afin de ne pas confondre certaines plantes trop ressemblantes à première vue.

Commençons si vous le voulez bien par la fleur elle-même, nous aborderons les feuilles dans un second temps :

fleur-pommier--Medium-.jpg

 

LA COROLLE Elle désigne la partie de la fleur formée par l'ensemble de ses pétales.

 

LE PETALE : Est l'un des éléments foliacés colorés, dont l’ensemble compose la corolle d'une fleur. Les pétales sont généralement différents des sépales.

Le nombre des pétales est un indicateur de la classification des plantes : on en compte généralement quatre ou cinq (le plus souvent) chez les dicotylédones, et trois (ou un multiple de trois) chez les monocotylédones.

 

LE SEPALE : C’est l'un des éléments foliacés, généralement verts, dont l’ensemble compose le calice et supporte la corolle de la fleur.

Le nombre des sépales ou leurs caractéristiques permettent de décrire le calice.

Les sépales peuvent parfois ressembler aux pétales, comme chez la tulipe. On parle alors de « tépale ».

 

LE CALICE : Enveloppe extérieure en forme de coupe, formé de sépales de couleur herbacée, de consistance plus ou moins ferme, qui renferme la corolle et les organes sexuels de la fleur et qui sert essentiellement à la protection.

La durée de vie du calice est variable. Le calice est généralement caduc, c'est-à-dire qu'il tombe au moment de l'épanouissement de la fleur. Mais il peut aussi être persistant et rester à la base du fruit (calice marcescent), voire augmenter après la fécondation (calice accrescent).

 

Le calice peut-être :

 

•          monosépale : formé d'un seul sépale,

•          disépale : formé de deux sépales ou de deux pièces distinctes,

•          pentasépale : composé de cinq sépales,

•          polysépale : possède plusieurs sépales.

•          dialysépale : possède plusieurs sépales individualisés, séparés les uns des autres.

•          gamosépale: les sépales sont soudés entre eux au-delà de la moitié de leur longueur : quand on en tire un, les autres sépales viennent aussi.

 

LE PERIANTHE : Désigne l'ensemble des enveloppes extérieures d’une fleur (comprenant le calice et la corolle, ou seulement l’un des deux).

pistil--Medium-.jpg

 

 

LE STIGMATE : Organes élémentaires reproducteurs femelles, partie supérieure élargie et collante du style, qui reçoit les grains de pollen lors de la fécondation.

 

LE STYLE : Partie mince du carpelle située au-dessus de l'ovaire et portant à son sommet les stigmates.

 

LE PISTIL : Est l’ensemble des organes femelles d'une fleur qui occupent le centre des autres organes floraux. Le pistil se compose généralement en trois parties : l’ovaire, le style et le stigmate. Il est constitué d’un ou plusieurs carpelles, libre ou soudés entre eux.

 

LE CARPELLE : Organe femelle d’une fleur, c’est le compartiment dont est constitué l'ovaire. Parfois, les carpelles sont absents et la fleur est mâle. Les fleurs unisexuées peuvent être portées sur une seule plante (bégonia) ou sur des plantes différentes (kiwi).

A sa base, le carpelle a une partie ronde, l’ovaire qui contient le ou les ovules et se transformant en fruit.

 

L’ETAMINE : Organes mâles d’une fleur, formant un cercle dans les pétales. Ils se composent généralement d'un filament (filet) et d'une anthère : l'anthère étant la partie essentielle dans laquelle est formé le pollen ou la poussière fécondante.

Parfois, les étamines sont absentes et la fleur est unisexuée femelle.

 

LE POLLEN : Poussière fécondante, de couleur jaune, renfermée dans la partie de l'étamine des fleurs qui est appelée anthère.



 

 

LE PEDONCULE : On appelle pédoncule la tige, parfois appelée queue, qui porte les fleurs, puis, après la fécondation, les fruits. Une fleur sans pédoncule, ou à pédoncule très court, est dite sessile.

 

LE RECPTACLE FLORALE : Axe très élargie, ou creusé en forme de coupe du pédoncule floral sur laquelle sont insérées les pièces florales formant dans une fleur complète, quatre verticilles superposés : le calice (sépales), la corolle (pétales), l'androcée (étamines) et le pistil ou gynécée (carpelles).

 




A suivre…

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 08:43



Arum tacheté
Pied de veau

(Arum maculatum)




Elle croit au printemps  à l'ombre, dans les forêts humides exposés au nord, jusqu’à 1500m.

Elle se retrouve dans toute la France mais elle se fait rare en région méditerranéenne.

D’une hauteur de 20 à 50 cm, la floraison a lieu d'avril à mai.

Les feuilles en fer de flèche sont parfois tachées de brun ou de noir.

Les baies, rouges quand elles sont mûres, sont très toxiques.



L'inflorescence est un piège à mouches. La massue dégage une odeur de cadavre et attire les insectes qui glissent le long de la spathe jusqu'au fond où l'insecte trouve le nectar. Lorsque les fleurs sont pollinisées, la spathe se fane et les insectes sont libérés.

Malgré sa toxicité, la racine lorsqu'elle est épluchée et bouillie est comestible.
On en extrait une fécule dont on peut faire du pain.

 

 

Toxicité : Les baies à l'allure appétissante sont toxiques, elles renferment de de l'acide cyanhydrique. Les enfants en sont les principales victimes.
Les symptômes de l'intoxication précoce se manifestent par une douleur au niveau de la bouche, une tuméfaction de la langue, un oedème du poumon.
Dans un deuxième temps, les vomissements, diarrhées et troubles cardiaques peuvent entraîner la mort.

Les arums sont extrêmement irritants et rubéfiants. Le contact de leur suc avec les muqueuses ou les yeux est dangereux.

L’ingestion d’une partie de la plante peut provoquer un œdème de la gorge pouvant entraîner la mort par asphyxie. Mais en général, leur saveur âcre, qui met plusieurs secondes à se manifester, empêchera d’en goûter plus d’une bouchée. Par contre, les fruits, d’un beau rouge corail à maturité, sont un peu sucrés au début, et se montrent attirant pour les enfants. Or ils sont très irritants et peuvent produire des troubles digestifs, nerveux et cardiaques parfois mortels.

Tous les arums sont toxiques.

Les animaux sauvages ou domestiques n’y touchent pas.


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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 13:50


NIGRITELLE (ORCHIS)

Nigritella corneliana

 

 

Le nom Orchidée vient du grec orchis qui signifie testicule en référence à la forme des pseudobulbes de certaines orchidées terrestres des régions tempérées.

Suivant les auteurs, le nombre d'espèces botaniques dans cette famille varie de 18 000 à 30 000 sans compter les 60 000 hybrides horticoles créés depuis la mise au point de méthodes de culture efficaces.

 

Le nom latin Nigritella corneliana rend hommage à la botaniste Genevoise Cornelia Rudio qui a découvert cette fleur en 1925.

C'est la nigritelle la plus facile à identifier grâce à son inflorescence qui se décolore par la base lorsque les fleurs s'épanouissent, ce qui lui donne un aspect bicolore caractéristique. Mais comme rien n'est simple chez les orchidées, chez la variété Bourneriasii, l'inflorescence ne se décolore pas et reste uniformément rose.

Les fleurs dégagent une odeur de vanille

C’est une plante de 10 à 20cm de haut, dont la floraison s’étale de juin à juillet.

Une plante de prairies alpines, qui se rencontre surtout dans le sud de l'arc alpin.

En France elle est présente de la Chartreuse aux Alpes Maritimes, et est plus abondante au sud.


Attention, cette orchis est protégée par la Convention de Washington, 1973.






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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 14:15

L'Ail des ours ou Ail des bois

(Allium ursinum)


 

L'Ail des ours vient du celtique all : brûlant et du latin ursus : ours.

C'est une plante herbacée vivace de la famille des Alliacées.

On la trouve partout en France sauf en région Méditerranéenne et jusqu'à 1800 m d'altitude.

C'est une plante sociale qui forme de vastes colonies dans les sous-bois frais et ombragés ou le long des ruisseaux, à fleurs blanches de 20 à 50 cm de hauteur.




Lorsque son feuillage est légèrement froissé, elle dégage une forte odeur - caractéristique - d'ail.

Les feuilles apparaissent en février mars et les fleurs d'avril à juin.

La période de la récolte se termine avec les premières fleurs.

L'odeur et/ou le goût dégoûterait les herbivores de la manger.

L'ail des ours est une plante très ancienne car on a retrouvé des pollens dans des fouilles préhistoriques.

 

Principes actifs :

 

Elle est très riche en une huile essentielle sulfurée et également en vitamine C.

Elle possède du magnésium, fer, elle purifie le sang, facilite la digestion, fait baisser la tension artérielle et prévient de l'artériosclérose, elle est vermifuge et dépurative, en quelque sorte, c'est une plante bénéfique pour la santé.

 

Propriétés : Dépuratif, rubéfiant, hypotenseur, antiseptique, anthelminthique.

 

Utilisations :

 

On utilise le bulbe dans des : teintures, sirops, décoctions, jus, cataplasme de pulpe, essences.

 

Alimentation :

 

On peut manger son bulbe et ses feuilles comme légume ou condiment. Il est excellent cru dans les salades. Ses feuilles se préparent sous forme de pesto, soupe ou comme épice dans des salades, des tisanes. On peut le cuire comme des épinards, le consommer sur des tartines avec du séré, ou encore dans du yaourt nature. On en fait enfin un beurre assaisonné pour les grillades.

Il est conseillé de l'utiliser de préférence cru pour préserver la vitamine C.

Conservation de l'ail des ours: hâcher 100 grammes de feuilles avec 1 cuillérée à café de sel et 10 cl d'huile d'olive, mélanger et mettre le tout dans un petit bocal puis combler avec de l'huile, mettre au frais.

 

Thérapeutique :

 

L'ail des ours est une plante médicinale très ancienne connue des Celtes et des Germains. On en a retrouvé des restes dans des habitations du Néolithique. Depuis quelques années, elle a retrouvé une popularité du fait de sa haute teneur en vitamine C et de ses propriétés amaigrissantes.

L'essence est utilisée comme rubéfiant en cas de rhumatismes et comme désinfectant de l'atmosphère intérieure.





 

 

 

Attention : Avant floraison, l'ail des ours peut être confondu avec le muguet de mai ou le Colchique d'automne, qui sont tous deux très toxiques (et même mortel). La distinction peut facilement se faire grâce à l'odeur aillée dégagée par les feuilles froissées de l'ail des ours uniquement.

 

 

 

 

 

 




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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 18:00

Rencontrée sur la route de la Planchette


Orchis guerrier

(Orchis militaris)

 

 

Description :

 

C'est une plante haute de 20 à 50 cm à tige robuste, à feuilles basales plutôt dressées. L'inflorescence présente des bractées violacées, elle se présente sous la forme d'un épi dense conique de 10 à 40 fleurs.

Les feuilles de l'orchis militaire sont brillantes et non tachetées.





Les fleurs sont constituées d'un casque blanc, rayé de pourpre à l'intérieur, et le labelle ressemble à une silhouette humaine. Le lobe central est lui-même terminé par 2 lobules (les jambes) séparés par une dent.

Les différents lobes du labelle sont tachetés de pourpre, et leur extrémité est violacée.




 

Floraison :

 

Avril à juin

 

Habitat :

 

Plante de pleine lumière sur substrat calcaire sec à frais: pelouses, prairies non fertilisées, zones broussailleuses, lisières et bois clairs jusqu'à 2000 m d'altitude.

 

Utilisation :

 

Plante médicinale: le tubercule contient des mucilages employés contre les maux d'intestin, les diarrhées et les dysenteries des enfants.






Ses trois "pétales" supérieurs, resserrés au sommet, rappellent un casque de guerrier.

Nous distinguons parfaitement bien la silhouette de l’homme au dessous.





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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 05:15

  Fougère-aigle commune

La photo m'a été gracieusement offerte par Pierre-Etienne VACHON, qui travaille sur les milieux naturels.

La fougère-aigle

(Pteridium aquilinum)

 

 

La Fougère aigle est aussi appelée Grande fougère ou fougère commune.

Elle est très commune et cosmopolite (espèce qui a une répartition mondiale).

 

« Pteridium aquilinum » vient du latin pteris, fougère, et de pteron, aile et aquila pour aigle. En effet, si l'on arrache la grande feuille développée, qui forme à elle seule ce qu'on appelle ordinairement une fougère (la crosse), et qu'on coupe la base brune et noirâtre de cette feuille, on remarque, sur la section, l'apparence d'un aigle à deux têtes; d'où le nom de Fougère-aigle.

 

DESCRIPTION :

 

La fougère aigle possède un rhizome noir, fibreux et ramifié, rampant profondément sous le sol (30 à 40 cm), qui peut devenir très grand (jusqu'à 50 m) et très vieux (jusqu'à 1000 ans).

Il lui permet de coloniser rapidement son milieu.

 

À partir de ces rhizomes naissent à chaque printemps des frondes de très grande taille (jusqu'à plus de 3 m de long et des rameaux de 1 cm de diamètre) non persistantes l'hiver. Elles sont de forme triangulaire caractéristique et ont tendance à se courber parallèlement au sol. Elles possèdent un pétiole très long et épais pouvant atteindre 1 à 1,5 m de long.

 

HABITAT :

 

Elle se développe en pleine lumière ou zone semi ombragées, souvent sur des sols pierreux ou sableux et toujours acide et assez profond. Elle est indifférente à l'humidité du sol.

En France, sa préférence pour les hivers doux, explique sa grande répartition sur le domaine atlantique. Néanmoins, elle est cosmopolite et on la trouve dans de nombreuses régions du monde et sous de nombreux climats, sauf dans les zones désertiques chaudes ou froides.

Elle se développe depuis le niveau de la mer jusqu'à 2000 m d'altitude.

 

 

TOXICITE :

 

Toutes les parties de la fougère aigle sont considérées comme toxiques en raison de leur teneur en aquilide A et aux dérivés du cyanure, les crosses dégagent d'ailleurs une odeur d'amande amère à la cuisson.

D'après une étude faite au Japon, les crosses crues de Fougère aigle pourraient contenir des substances cancérigènes, un hétéroside cyanogénétique (c'est-à-dire susceptible de produire du cyanure) ainsi qu'une enzyme (thiaminase) qui détruit la vitamine B1 dans l'organisme. Les frondes arrivées à maturité, qu'elles soient fraîches, cuites ou séchées, sont également toxiques.

 

Les animaux qui abusent de cette fougère sont atteints d'une maladie mortelle nommée "pteridisme". Les chevaux peuvent également en souffrir s'ils en consomment en forte dose (plus de 2 kg par jour pendant 1 mois). À petite dose, il semble possible de les soigner en augmentant leur taux de vitamine B1. Le ptéridisme se manifeste par une atteinte à la moelle rouge des os, causant ainsi anémie et phénomènes hémorragiques. Chez les moutons qui paissent les fougères peuvent aussi apparaître des troubles visuels, ainsi que des tumeurs sur différentes zones du système digestif (mâchoires, rumen, intestin, foie).

 

Malgré sa toxicité, la fougère aigle est consommée par plusieurs espèces animales.

 

Les cervidés peuvent consommer la fougère aigle, mais toujours en faible quantité, et essentiellement lorsque les frondes sont encore en forme de crosse. Les lapins peuvent occasionnellement consommer les frondes et les rhizomes. Les chèvres en liberté peuvent elles aussi consommer cette fougère, mais par contre les moutons l'évitent.

 

Plusieurs espèces d'insectes consomment eux aussi cette fougère. Par exemple en Europe, les chenilles de plusieurs espèces de lépidoptères se nourrissent de la Fougère aigle.

 

PLANTE DE COUVERTURE :

 

La fougère aigle offre une bonne couverture au sol, ce qui a un impact positif sur l'écosystème, comme par exemple de permettre la diminution de l'érosion des sols et d'offrir un abri à la faune, mais aussi négatif, car les propriétés allélopathiques (émission de substances toxiques dans le milieu ambiant par des végétaux et empêchant l'implantation ou le développement d'autres espèces) de cette plante empêche des nombreuses autres espèces végétales de se développer.

 

Les petits cervidés, les renards, de nombreux rongeurs et certaines espèces d'oiseaux (pipits, bécasses, troglodytes, tariers, faisans...) utilisent la fougère aigle pour se dissimuler et/ou pour nicher. Les massifs de fougères pullulent souvent de tiques propageant des maladies redoutables pour les chiens comme pour l'homme si elles ne sont pas décelées à temps (Maladie de Lyme notamment).

 

LA FOUGERE ET L’HOMME :

 

La Fougère-aigle est nuisible aux forêts et très difficile à éradiquer.

Pour être efficace, une éradication par la fauche doit comprendre au moins deux fauches à des dates choisies en fonction du cycle biologique de la plante afin d'affaiblir le plus possible le rhizome. Il a été montré que deux fauches, une fin juin et une fin juillet permettent une diminution progressive de l'importance des fougères.

 

Une fauche rase n'est pas indispensable et est même à éviter sur certains types de végétation sensibles comme par exemple les landes mésophiles. Les effets de la fauche ne sont réellement visibles qu'après deux ou trois années de traitement.

 

Le chaulage (technique de traitement à la chaux) permet également de limiter cette espèce des terrains très acides.

 

UTILISATION DE LA FOUGERE PAR L’HOMME :

 

-         En horticulture

 

1- Paillage antifongique :

La fougère, peut être utilisée en jardinage biologique. On la récolte de préférence sèche ou jaunissante, à l'automne. À cette époque de l'année, sa vocation première est de servir de protection contre le gel à toutes les plantes sensibles: mâches, chicorée sauvage, scarole, artichaut...

 

Quand vient le printemps, la fougère se transforme en matériau idéal pour la couverture du sol. C'est dans les fraisiers qu'elle donne le meilleur d'elle-même grâce à son action allélopathique antifongique contre la pourriture grise (émission de substances toxiques dans le milieu ambiant empêchant l'implantation ou le développement d'autres espèces et qui détruit les champignons ou empêche leur développement..). Mais on peut également l'utiliser pour pailler toutes sortes de cultures dès lors que le sol s'est réchauffé, en guise d'assurances anti-sécheresse et anti mauvaises herbes.

 

2- En paillage frais ou sec de 5 cm d'épaisseur environ, elle attire mais empoisonne les limaces car elle contient un aldéhyde se transformant en métaldéhyde après fermentation. Le purin de fougère peut également être utilisé à cet effet et il serait encore plus efficace si l’on ajoute quelques marrons d’Inde écrasés lors de la fabrication.

 

3- Purin de fougère insecticide

Le purin de fougère est également un insecticide puissant qui permet de détruire le puceron lanigère (que la plupart des insecticides chimiques n’arrivent pas à contrôler). Il serait également efficace contre le taupin de la pomme de terre et la cicadelle de la vigne. Utiliser en pulvérisation dilué à 10 % (laisser fermenter 1 dose de fougère dans 10 doses d'eau puis diluer le résultat de la fermentation dans 10 fois son volume d'eau et pulvériser). C’est un des rares insecticides naturels à utiliser en « curatif ».

 

4- Engrais vert

La fougère aigle pousse dans les sols acides mais elle n'acidifie pas le sol: c'est une plante améliorante qui contient de grandes quantités de chaux, remède naturel contre l'acidité. Mieux elle constitue un véritable engrais vert, 7 fois plus riche en azote, 3 fois plus riche en phosphore et 5 fois plus riche en potasse que le fumier de vache ! Il est donc souhaitable de l'incorporer au sol après qu'elle a servi de "mulch" (Technique agricole consistant à recouvrir le sol pour le garder meuble, limiter l'évaporation et l'érosion, c'est le bon vieux paillage). Elle favoriserait le développement d'un important chevelu racinaire.

 

Dans l'Ouest des Pyrénées, l'agriculture traditionnelle en tire encore profit. Fauchée fin juin, à demi séchée et très lentement brûlée dans une fosse deux fois plus profonde que large (pour éviter les flammes, les agriculteurs recouvrent sans cesse le foyer de nouveaux combustibles), elle donne une cendre très riche en potasse.

 

 

 

-         Dans l'industrie

 

En présence de chrome, le rhizome de la fougère aigle teint la laine en jaune. Les crosses, quant à elles, teignent la laine en jaune-verdâtre avec de l'alun ou du chrome. Elles teignent la soie en gris avec du sulfate de fer.

 

A noter qu'autrefois, le rhizome était aussi utilisé pour tanner le cuir, et la cendre issue de la combustion de cette plante, riche en potasse, permettait de fabriquer du savon et servait d'agent blanchissant.

 

La cendre fut aussi utilisée dans la fabrication de verre jusqu'au 19e siècle.

 

 

-         Usage domestique

 

La Fougère aigle a été utilisée pour couvrir les toits en guise de chaume, mais aussi comme combustible.

 

-         Usage alimentaire

 

 1- Le rhizome

 

En raison de la grande propagation de la fougère aigle, on a consommé son rhizome dans de nombreuses parties du monde. Son épaisseur et sa teneur en amidon sont variables. Elles dépendent de son biotope.

 

Il est généralement considéré comme toxique cru, et il faut donc le faire cuire. Par exemple, il peut être coupé en morceau et bouilli. Une fois moulu on obtient une purée, une fois séchée, une farine. En Europe, cette préparation a souvent été mêlée à de la farine de céréale pour faire du pain. Jusqu'au XIXe siècle, le pain de fougère aigle formait parfois la base de l'alimentation en cas de disette. Cette récolte sauvage est aujourd'hui laissé en désuétude. A Palma, on consommait ce mélange de rhizome moulu et de farine en bouillies. En Sibérie, on mettait à fermenter ces rhizomes avec les 2/3 de leur poids en malt pour en faire une sorte de bière. Au Japon, on en extrayait la fécule par un long procédé qui servait à confectionner des mochis, gâteaux cuits à la vapeur. Enfin, les indiens d'Amérique du Nord faisaient cuire ce rhizome pendant des heures dans leur four souterrain. Ils en mangeaient la partie comestible et recrachaient les fibres.

 

 2- Usages médicinaux

 

Les Amérindiens consommaient le rhizome cru de cette fougère pour lutter contre la bronchite. La poudre de ce même rhizome a longtemps été considérée comme souverain contre les parasites intestinaux.

 

Guère usitée comme plante médicinale dans la majeure partie de l'Europe, elle est néanmoins réputée aux Baléares comme dépurative et anti pléthorique. La fougère aigle a souvent servi à remplir les paillasses ; on la jugeait capable d'interrompre l'énurésie des enfants. Selon P. Lieutaghi, « c'est une plante toxique susceptible d'entraîner des troubles nerveux, des hémorragies intestinales et d'induire des tumeurs cancéreuses ». Un usage médicinal domestique est donc à bannir, il est réservé aux professionnels. 

 

 

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 14:24




Myosotis des bois

(Myosotis sylvatica)

 

 

Le myosotis était la fleur préférée de ma maman.

 

On trouve le Myosotis en Europe jusqu'à 2000 m d'altitude en moyenne.

Ils affectionnent les sols humides.

Ce sont de petites fleurs bleues, parfois roses, regroupées en grappes dressées avec des feuilles velues..

Le centre de la fleur est jaune, et chaque fleur comporte cinq pétales.

Elles s'épanouissent dès le mois de Mai et jusqu'en Août.

 

Ses divers surnoms :

 

Parmi les noms communs on trouve grémillet, scorpione, herbe d'amour, oreille-de-souris. Ce dernier nom est d'ailleurs le sens du mot myosotis en grec, et correspond donc à l'origine étymologique du nom.

 

Mais le myosotis est surtout surnommé par des phrases poétiques amoureuses comme : « aimez-moi », « souvenez vous de moi », « plus je vous vois, plus je vous aime », « pensez à moi » et le plus utilisé : « ne m'oubliez pas ».

 

Selon une légende, un chevalier et sa dame se promenaient le long d'une rivière. Il se pencha pour lui cueillir une fleur, mais perdit l'équilibre à cause de son armure et tomba à l'eau. Alors qu'il se noyait, il lança la fleur vers sa dame en criant « Ne m'oubliez pas ! » 

 

Emblèmes et symboles :

 

En 1948, le myosotis fut adopté comme emblème maçonnique à la première conférence annuelle de la Grande Loge Unie d'Allemagne, des Maçons anciens francs & acceptés. La fleur, souvent représentée comme pictogramme, rappelle le souvenir de tous ceux qui ont souffert au nom de la Franc-maçonnerie, spécialement durant la période nazie.

 

Le myosotis est aussi devenu le symbole de la Société Alzheimer. Il symbolise la perte de mémoire, l'un des symptômes de la maladie d'Alzheimer, et nous invite à ne pas oublier les personnes atteintes de cette maladie et leurs aidants.

 

Il est aussi le symbole de la "Journée Internationale des Enfants Disparus", fixée au 25 MAI (proclamée en 1983 par le Président des États-Unis d'Amérique). Depuis 2002, Child Focus (Fondation Belge pour Enfants Disparus et Sexuellement Exploités, Membre de Missing Children Europe) relaye et organise, chaque année, cette journée. A cette occasion, en Belgique, des myosotis sous forme de broches ou d'autocollants, et des sachets de graines de cette petite fleur bleue sont distribués gratuitement à la population, grâce aux volontaires qui les déposent dans une multitude de petits commerces. Le but est d'encourager la population à penser à tous les enfants portés disparus dans le monde et répandre un message d'espoir et de solidarité envers les parents qui sont sans nouvelles de leur enfant.

Ces deux dernières utilisations viennent du surnom du Myosotis.

 

Propriétés médicinales :

 

Le Myosotis est constitué de potassium.

En phytothérapie, les parties utilisées sont les feuilles et les sommités.

Propriété anti-inflammatoire, sédative et tonique.






 

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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 05:48




Clavaire dorée

Ramaria aurea

 

 

Voilà bien un champignon que je n’avais encore jamais vu par chez moi.

Et pourtant il était blotti au cœur de la forêt domaniale en direction du "Pin Brûlé".

La clavaire dorée mesure une quinzaine de centimètres de haut et peut faire jusqu'à 20 centimètres de diamètre. Il n'y a pas de chapeau, ni d'anneau ni de bogue. La clavaire dorée ressemble à un petit arbre, c’est est un ensemble volumineux en forme de corail. A la base de la clavaire dorée se trouve un "tronc" court, de 1 à 4 centimètres de diamètre, massif et charnu, de couleur jaune crème. De nombreux rameaux de 10 à 15 cm de haut  (d'où le nom de "ramaire") sont issus de ce "tronc". Ces rameaux, dressés, droits ou plus ou moins tortueux, sont courtement divisés au sommet, présentent une couleur jaune doré, plus foncée aux extrémités, et qui pâlit avec l'âge.

 

Sa période de cueillette se fait à partir du milieu de l'été et jusqu'à la fin de l'automne.

Comestible jeune, il est ensuite coriace et indigeste. De plus, la consommation exagérée, même à l'état jeune, a des effets laxatifs.

Sa chair est blanche et ferme, de consistance aqueuse, d'odeur et saveur douce.

 

On retrouve la clavaire dorée dans divers habitats humides : forêts de feuillus, surtout hêtraies, forets mixtes et forêts de conifères, notamment pessières (épicéas), pinèdes et sapinières. La clavaire dorée semble plus présente en altitude qu'en plaine. On trouve la clavaire dorée de l'été à l'automne, en cercle, en groupe, mais le plus souvent isolée.

 

Dans la forêt la clavaire dorée joue un rôle ectomycorhizien important (Symbiose entre la racine d'une plante et une colonie de champignons). Dans l'ectomycorhize les cellules du champignon (hyphes) ne pénètrent pas à l’intérieur de la paroi cellulaire de la plante mais forment un manchon de mycélium profitable aux arbres.

 

Attention : la clavaire dorée peut être confondue avec d'autres clavaires rameuses comme la clavaire jaune (Ramaria flava), la ramaire de Largent (Ramaria largentii), la clavaire jolie (Ramaria formosa) ou la calocère visqueuse (Calocera viscosa).

La confusion avec la clavaire jolie et la calocère visqueuse, à rameaux rosâtres jaunes au sommetn provoque des diarrhées persistantes.

De couleur nettement plus vive que la clavaire élégante, cette espèce est souvent confondue avec la calocère visqueuse. Cette dernière se distingue toutefois essentiellement par sa surface ... visqueuse et son biotope, les bois de conifères.


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